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Lycée Joseph Savina

Lycée professionnel

Mémoire de Résistance pour les Staff et Menuiserie

Reseau Shelburn ©lycee savina
Les élèves de CAP staff (Martin Bernard est à la droite du panneau) et de seconde menuiserie sur le sentier d'évasion Shelburne à Plouha, par un temps superbe.
© lycee savina

Les élèves de staff et de menuiserie ont suivi, mardi 27 mars 2012, le sentier du réseau d'évasion Shelburne. Un élève de Staff du lycée Savina a reconnu son grand-oncle, héros de Shelburne !

" C'est en voyant le documentaire, le matin même de la sortie à Plouha, que j'ai reconnu J. M., mon grand-oncle, héros du réseau d'évasion Shelburne ! C'était incroyable... Jusque là, je n'en savais rien, mais mon père que j'ai interrogé, me l'a confirmé le soir même...", explique enthousiaste Martin qui avait pris le maquis, avec ses camarades de Staff et de menuiserie.

Dans le cadre de l'accompagnement personnalisé et de l'atelier "découverte du patrimoine local", "nous avons travaillé sur l'histoire et la géographie du réseau d'évasion Shelburne qui a sauvé 138 aviateurs alliés, mais c'est autre chose d'être sur le sentier lui-même" ! "De la Maison d'Alphonse, lieu du départ, dans un bourg, le sentier est parfois si étroit et difficile (à peine 50 cm), que j'imagine tout le danger à le parcourir de nuit, sous la menace des Allemands ! ", poursuit Martin Bernard. Il se souvient aussi que ses grands-parents "H. et A. T. avaient hébergé un Allemand dans leur minoterie de Troguéry, avant de lui piquer sa mitraillette et ses habits !".


Les aviateurs abattus par la DCA allemande, en France ou en Belgique, sont acheminés vers Paris avant de gagner Saint-Brieuc. Un petit train les emmène alors dans la région de Plouha où ils sont cachés par de nombreuses familles.

Un soir enfin, le message tant attendu est diffusé par radio-Londres : "Bonjour à tous à la maison d'Alphonse". La nuit suivante les aviateurs sont emmenés dans le plus grand secret jusqu'au domicile de J. et M. G., la fameuse "Maison d'Alphonse". À chaque fois, "Léon" D. s'emploie à inspirer une frousse salutaire aux pilotes : il n'est pas question de mettre le réseau en péril sur un parcours extrêmement dangereux. Il faut éviter patrouilles et champs de mine, descendre 70 m de falaise et parcourir selon les marées, des centaines de mètres sur la plage exposée au feu du plus puissant canon allemand de la pointe de la Tour et de l'artillerie de Pors-Moguer. Là, caché dans un creux, J. M. dirige sa lampe-torche vers la mer, en répétant en morse la lettre "B" comme Bonaparte. La chaloupe de la petite corvette anglaise surgit alors de la nuit pour prendre ses précieux "colis" et apporter matériels et radios ...

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